Porfirio Mamani Macedo

mercredi, décembre 02, 2015 by La Rédaction



PARIS DE MON AME, TOUJOURS DEBOUT
 

Paris, toujours  Paris.
Lumière, flamme du chemin.
Mère universelle,
rêve  de l’homme et sa misère.

Paris, jour qui vainc la nuit
et tu vainc aussi l’obscurité.
Tu dévoiles les tristes yeux des gens.
Tu montres le sentier, la lumière et la vie.

Ce n’est pas un rêve que je vois,
C’est la mort qui marche,
elle parle avec moi.
Elle me salue, me sourit
en se perdant parmi les noires ombres,
les ombres du néant.

Voir pour croire, voir pour donner son opinion.
Paris, toujours Paris de mon âme,
Mon fleuve, mes rues et mes rêves.
Je vois ce que je vois, le silence et le néant.
Des voix, des bruits des mots qui se brisent
et  se plient à la frontière des songes.
Mais les mots reviennent à la vie
et ils parcourent les parcs avec moi,
me chuchotant leurs chants.
Et moi, je n’entends rien à cause du tonnerre.
L’explosion est gravée dans notre chair et notre mémoire.

Première aube après la barbarie.
Paris, toujours  ce  Paris de mes yeux.
Paris de mon âme et de mes pas.
Bien-aimé Paris de mes errements,
de mes tristes et misérables jours,
de mes amours et de mes rêves.

La lumière voit à nouveau la lumière.
Les rêves voient à nouveau les rêves.
Les terrasses redeviennent terrasses.
Et je m’assieds pour prendre le soleil :
le  soleil de la matinée et celui de l’après-midi.
Et Paris coule dans mes veines
Dans l’éclat de mes yeux noirs.

Paris, toujours Paris,
rêve de ceux qui dorment
rêve du monde entier.
Mon bien-aimé Paris,
Tu demeures dans ma marche.
Mais j’ai froid dans Paris
Un froid étrange  que m’envahit
comme un vent glacé
qui m’arrache les cheveux,
mais je marche poussant
mon ombre lourde sur le chemin,
de par les rues blessées de Paris
et  je ne m’éloigne nulle part.

Paris, Paris de mon âme,
cette douleur extrême qui oppresse mon cœur!
Une triste aube si amère,
Aujourd’hui qui est hier,
cet hier qui est aussi le lendemain.
 J’entends, à nouveau, le bruit de la mort,
une fois encore la main de la mort,
te lance une nuit,
et elle t’assènes un coup de poignard dans le ventre,
toi qui nourris d’amour et de liberté
depuis des siècles et des siècles,
la vie et les rêves  de l’hommes
et ceux du monde entier.

Paris de mon âme, requiem pour toi,
Pour tes enfants qui reviennent à la terre,
Pour la larme  qui demeure sur les rives
de la vie, du silence et de la nuit.

Paris de mon âme,
Tu es lumière et la lumière redevient lumière.
Paris, toujours debout,
Pour continuer à marcher
et continuer à éclairer le chemin,
comme tu l’as toujours fait.
Paris de mon âme,
Aube perpétuelle
de la Liberté et de la Vie.

Paris, le 18-19 Novembre 2015

Traduit de l’espagnol (Pérou) par Sophie Ferreira Ramos